|
|
|||||||||||||||||
|
La
phénologie des arbres fruitiers de Pierre-Bénite -
article publié dans "au fil du temps" n° 24 - avril 2007 - La
phénologie est « l'étude de l'apparition
d'événements périodiques déterminée par les variations saisonnières du
climat. On étudie surtout la phénologie des végétaux, mais aussi des animaux
(notamment oiseaux et insectes). Les événements périodiques sont par exemple
la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles
des végétaux, ou encore l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition des
formes adultes des insectes. L'apparition de ces différents événements chaque
année est principalement déterminée par la température, mais aussi par la
photopériode »
(d’après Wikipedia). Dans les
siècles passés, l’observation des plantes et de leur évolution était chose
courante ; et puis, au fur et à mesure qu’apparaissaient les engrais et
autres produits chimiques, cette observation était tombée eb désuétude : tout
pour le rendement, les primeurs, etc.. Depuis que le changement climatique
est vulgarisé et popularisé, cette science est revenue d’actualité : il est désormais une certitude que le
réchauffement climatique modifie fortement le comportement des plantes et des
animaux. Ne dit-on pas qu’il va falloir déplacer les vignobles du bordelais
en Ile de France et que les oliviers vont se développer jusqu’à Lyon ? Tout
jardinier est obligé de s’intéresser au climat. On sait
depuis longtemps que l’élément le plus important influençant la croissance et
la survie des végétaux était la température moyenne minimale : tout jardinier
sait que plus l'hiver est froid, plus les plantes ont du mal à survivre. Avec
le temps, toutefois, notre compréhension de la rusticité des plantes s'est
affinée et la science n’a fait que confirmer la sagesse populaire. Plusieurs éléments entrent en cause : les températures hivernales minimales, la durée de la période sans gel, les précipitations estivales, mais aussi l'enneigement, les pluies de janvier, les températures maximales et les vitesses maximales des vents mais aussi de la modification du régime hydrique en interaction avec les modifications des autres paramètres (accroissement de la concentration en CO2 et de la température). |
|||||||||||||||||
|
N’ayant pas suivi d’études spécifiques sur le sujet, je me réfère à l’avis des spécialistes : « L’augmentation des températures et les modifications de l’importance et de la répartition des précipitations vont entraîner une augmentation de l’évapotranspiration, paramètre qui est aussi sous la dépendance d’autres facteurs comme l’humidité de l’air et le vent. L’évapotranspiration climatique, appelée évapotranspiration potentielle (ETP) correspond à l’évapotranspiration d’un couvert végétal fermé et parfaitement alimenté en eau. L’évapotranspiration réelle (ETR) dépend des disponibilités en eau dans le sol et est inférieure ou égale à l’évapotranspiration potentielle. Le fonctionnement hydrique et photosynthétique et la croissance des arbres sont d’autant plus favorables que ETR/ETP est proche de 1. Dans le contexte climatique actuel ce rapport est très souvent inférieur à 1. Aussi, si les températures augmentent et si la pluviométrie est plutôt déficitaire en été, ce rapport sera encore plus faible et on comprend alors que la croissance en sera affectée et que la survie de certaines espèces pourra être aussi compromise ». L’abricotier
et le prunier de Pierre-Bénite Pour suivre
l’évolution et l’influence du climat sur la végétation, il est essentiel de
toujours prendre comme référence le même arbre ou la même touffe de fleurs
(2). Ceux qui
fréquentent mon site www.meteo-pierre-benite.com savent que
depuis 2002 je suis attentif à la première floraison des arbres fruitiers de
mon jardin ; pour ceux qui n’utilisent pas l’Internet, voici ci-contre ce que
l’on peut y lire : Chaque
courbe du graphique I indique le cumul des températures moyennes des 3 mois
d’hiver et du mois de mars (les valeurs de décembre 2001 à mars 2004 sont
celles de Bron MF ; depuis décembre 2004, ce sont celles fournies par ma
station). Dans les petits carrés blancs sont mentionnées les dates de la
première fleur de l’abricotier (idem pour le graphique II). On se rend compte
que ce cumul n’est pas seul responsable de la première floraison ; sinon,
après l’hiver 2006-2007 extraordinairement chaud que nous venons de vivre,
les premières fleurs de l’abricotier auraient du apparaître bien avant le 11
mars. Comme il
est écrit plus haut, l’hygrométrie a son importance. Le graphique II
indiquant la pluviométrie cumulée de septembre à février montre bien le rôle
de la pluie dans la date de la première floraison. Ainsi, compte tenu de la
fraîcheur des températures au cours des mois précédents, la floraison de
l’abricotier en mars 2004 aurait du se produire plus tard ; mais cet hiver-là
fut fort humide. A contrario, la floraison en mars 2007 aurait été plus
précoce si l’hiver avait été moins sec. Nul doute
que le rafraîchissement (relatif) des températures les 9 et 10 mars ont
retardé l’éclosion des fleurs : le 7, les bourgeons étaient prêts à s’ouvrir
; il aura fallu attendre le 11 pour que les fleurs éclosent (photo en début
d’article). Reste
l’exception de la floraison précoce de l’abricotier au printemps 2002 pour
laquelle je ne trouve pas d’explication : les
températures de l’hiver ont été fraîches (23.1°c de cumul des TM de décembre
à mars) et la pluviométrie faible (295.6 mm de septembre 2001 à février 2002).
Quel autre facteur a joué ? Si un lecteur a quelqu’idée sur le sujet, il est
invité à s’exprimer dans le forum http://meteolyonnaise.lightbb.com
/index.forum. Quant
au prunier pour lequel je note également la 1ère floraison, les premières
fleurs se sont ouvertes en ce 26 mars, après une semaine de fraîcheur. On
relève également une exception, mais légère, au printemps 2006 (graphique
III). Il se peut que ses racines profondes, à la différence de l’abricotier
dont les siennes sont en surface, lui permette d’aller chercher l’humidité
nécessaire à la floraison. Malgré
tout, j’en tire la conclusion suivante : la température ou la pluviométrie,
prises individuellement, ne commandent pas la première floraison ; ce sont
les deux paramètres réunis dans leur situation optimale (chaleur douce et
pluviométrie importante) qui engendrent une primo-floraison précoce ou
tardive. Ainsi, pour la saison 2005-2006 au cours de laquelle les
températures ont été basses et la pluviométrie minime, la primo floraison a été
très tardive : le 27 mars. Si on se
réfère à ce qui est dit plus haut (les températures minimales - tableau page
suivante), on constate qu’il n’y a pas de correspondance automatique entre
les températures minimales et les dates de première floraison : Heureusement que la vie de la nature - les plantes, les animaux, les humains - n’a pas été décidée, dès l’origine, par le Grand Ordonnateur ni ne dépend de formules mathématiques établies par le Grand Ordinateur : ce serait bien triste. |
|||||||||||||||||
|
Dans l'air, il existe des particules d'eau aux propriétés physiques fort différentes ; si bien que lorsque 2 particules d'eau se rencontrent, il y a interaction (elles ne se mélangent pas) entraînant des échanges d'énergie très importants qui donnent naissance à la température. Ces transferts d'énergie peuvent avoir lieu grâce à la conduction : transfert de la chaleur d'un point à un autre sans que les propriétés physiques de la particule d'air soient modifiées . La température se mesure, soit en degré Celsius (célèbre astronome et physicien Suédois 1701-1744 ) noté °C, soit en degré Kelvin ( alias William Thomson, physicien britannique 1824-1907 ) noté K tel que 1°C = 273,15 K, soit en degré Fahrenheit. Ci-joint un tableau de correspondance. Pour mesurer la température, il existe plusieurs types de thermomètres : - Le thermomètre de Galilée : bien que le thermomètre fut inventé par le hollandais Christian Huyguens (1629-1695 ), Galilée avait déjà imaginé en 1597 une méthode pour mesurer la température de l'air : elle consistait à insérer dans un tube une espèce chimique sensible aux variations de la température de l'air ; c'est ainsi qu'il devait injecter du mercure, ce qu'il n'a pu faire. Le mercure monte ou descend en fonction de la température . - Le thermomètre crécelle : Vous en avez un exemple ici.Il faut tourner la crécelle pendant au moins deux minutes (attention au poignet sensible !) à l'abri des rayons solaires pour pouvoir définir la température de l'air sec. Instrument idéal pour les personnes qui vont en mer . - Le thermomètre à maxima et à minima : fonctionne avec une réserve d'alcool indiquant la température minimale et une réserve de mercure qui donne la température maximale. Attention : il faut laisser le thermomètre longtemps à l'air libre ; il convient d'avoir ce type de thermomètre pour mesurer la température à l'intérieur d'une maison par exemple . - Le thermomètre à bulles : fonctionne comme un thermomètre normal sauf qu'ici il y a des boules qui nagent dans un liquide ; chaque boule portant un numéro correspondant à la température en °C ; si une boule de numéro 10 arrive en haut du tube, il correspond à la température ambiante ( ici 10 °C ) . |
|||||||||||||||||
|
- Le thermomètre isotopique : mesure la composition en deutérium ou en oxygène 18 d'une masse d'air humide : ainsi il est possible de déterminer la température de condensation d'une masse d'air ; les mesures principales se font essentiellement au niveau des pôles, là où les particules ont le plus de chances de se condenser. L'intérêt du thermomètre isotopique est de pouvoir archiver les données de la température qu'il a fait il y a quelques milliers d'années : nous pouvons alors connaître le temps qu'il a fait quasiment année par année! -
Quelques records de mesure de température :
|
|||||||||||||||||
|
HUMIDEX ou indice de chaleur L’ humidex - ou indice de chaleur - est calculé en fonction de la
température et de l’humidité extérieures, le plus souvent exprimé en C° (même
si c’est une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir d’unité) : il
est utilisé pour donner une sensation d’inconfort due à une température et
une humidité élevées. En effet, le corps évacue une grande partie de son
excès de chaleur grâce au mécanisme de la transpiration. Hors, lorsque que le
taux d’humidité dans l’air est élevé, la sueur reste sur notre peau et on se
sent collant. C’est une sensation désagréable d’autant plus que nous
ressentons encore plus la chaleur. En France, on emploie souvent le
terme « il fait lourd ». L’humidex permet d’évaluer en partie
les risques de coup de chaleur, d’insolation, également de déshydratation. Degré de confort :
Fiabilité : On peut considérer comme extrêmement élevée une
valeur d'humidex supérieure à 40. Dans ce cas, il y aurait lieu de réduire
toutes les activités non essentielles. Si la valeur oscille entre 35 et 39,
il conviendrait alors de ralentir ou de modérer certaines activités de plein
air, compte tenu de l'âge et de l'état de santé des individus, de leur forme
physique, du type de vêtements qu'ils portent et d'autres conditions
climatiques. S'il est absolument nécessaire de travailler à
l'extérieur, il faut alors boire beaucoup et se reposer fréquemment. Lorsque
le temps est chaud et humide, les risques de coup de chaleur et d'insolation
sont très grands. Tout comme l’Indice de Refroidissement Eolien (Windchill), l’humidex doit son origine aux services météorologiques du Canada.
WINDCHILL ou Indice de refroidissement éolien L’ indice de refroidissement éolien correspond à une température fictive ressentie par le corps. Cet indice, exprimé en °C (même si c’est une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir d’unité) est calculé en fonction de la température extérieure et la vitesse du vent. Le Windchill est utilisé pour déterminer une sensation de froid, donc d’inconfort et est considéré comme un facteur essentiel pour prévoir les risques de gelures et d’hypothermie. En effet quand il fait froid la chaleur produite par nôtre corps créé une couche de molécules d’air chaude et isolante qui nous protège temporairement. Lorsque le vent souffle, cette chaleur en surface est immédiatement balayée et n’a donc plus aucun effet ; le corps continue à produire de la chaleur jusqu’à épuisement des ressources énergétiques. Dans les cas les plus critiques (vent fort, température froide), et si l’individu n’est pas suffisamment habillé, le risque de gelure des extrémités du corps et d’hypothermie est multiplié. Quelques valeurs : de 0 à 9 : le refroidissement augmente un peu l'inconfort. S'habiller chaudement. de 10 à 24 : la peau nue exposée ressent le froid, risque d'hypothermie si l'exposition est de longue période et sans protection. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants. de 25 à 44 : risque de gel de la peau (gelure grave), surveiller tout engourdissement ou blanchiment de la figure, des doigts, des oreilles et du nez. Risque d'hypothermie si l'exposition est de longue période et sans protection. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants. Couvrir les parties exposées, notamment le visage. de 45 à 59 extrême! : quelques minutes suffisent pour geler la peau exposée. - Surveiller fréquemment les extrémités contre tout engourdissement ou blanchissement (gelure grave). - Sérieux risque d'hypothermie si à l'extérieur pendant de longues périodes. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants. Couvrir les parties exposées notamment le visage, rester actif et se préparer à réduire les activités à l'extérieur. 60 et plus : DANGER ! Les conditions extérieures sont dangereuses, la peau peut geler en moins de deux minutes. Rester à l'intérieur. Fiabilité : En hiver, lors de vagues de froid, le Windchill est la seconde valeur la plus comparée par les amateurs de météorologie après la température ambiante. Notons néanmoins que la formule de calcul du refroidissement éolien à changé depuis 2001 et que seules les stations météo récentes intègrent ce nouveau calcul. D’autre part, pour que la valeur soit la plus juste il faut que l’anémomètre (capteur de mesure de vitesse du vent) soit le plus proche possible du thermomètre, l’idéal étant d’avoir un second anémomètre puisque si on veut que la station soit dans les conditions officielles de mesure type Météo France, l’anémomètre doit être situé à une dizaine de mètres de hauteur et environ 1,50 mètre pour le thermomètre.
DEWPOINT ou Point de rosée Le point de rosée ou température de rosée est une donnée
météorologique calculée à partir de la pression et la température : c'est
la température à laquelle, tout en gardant inchangées les conditions
barométriques courantes, l'air devient saturé de vapeur d'eau. Elle peut
aussi être définie comme la température à
laquelle la pression de vapeur serait égale à la pression de vapeur saturante. C'est le phénomène de condensation, qui survient lorsque le point de
rosée est atteint, qui créé les nuages,
la brume et la rosée en météorologie. La
condensation atteint de la même manière les parois des bâtiments. C'est la capacité hygrométrique qui détermine les phénomènes de
saturation. Lorsque la température augmente, la capacité hygrométrique
augmente, et ce inversement. Plus il fait froid, moins l'air est dense (l'air
sera saturé d'humidité). Cette donnée permet de déterminer l'hygrométrie relative. Température Humidity Wind ou Index THW Combinaison des facteurs température, humidité, vent et rayonnement solaire. Comme l'index de chaleur, le THW utilise la mesure de l'humidité et la température pour calculer la température apparente. En outre le THW incorpore dans le calcul les effets thermiques du rayonnement solaire direct, et les effets du refroidissement liés au vent.
HEAT
Index ou Indice de chaleur Combinaison des facteurs température et humidité de l'air. L'indice de chaleur utilise la température et l'humidité relative pour déterminer comment l'air chaud est réellement ressenti. Lorsque l'humidité est basse, la température apparente sera inférieure à la température de l'air, puisque la transpiration du corps humain s'évapore plus rapidement.Par contre, lorsque l'humidité est élevée (air saturé en vapeur d'eau) la température apparente est ressentie plus haute que la température réelle de l'air, parce que la transpiration du corps s'évapore plus lentement.
Equilibre Moisture Content (EMC) ou Contenu d'Humidité en Équilibre L'EMC : c'est la quantité de vapeur d'eau qui se trouve dans une particule d'air . L'humidité est présente en permanence dans l'atmosphère et même au niveau du Sahara ! La raison est la suivante : les rayons du Soleil réchauffent la surface de la Terre et provoque l'évaporation de l'eau des Océans ou de certaines réserves d'eau dans le Sahara. A l'inverse, l'humidité peut être absorbée, c'est le processus d'hygroscopique. Il arrive à un moment donné qu'une particule d'air soit saturée en vapeur d'eau mais pas tout le temps ; l'humidité relative est donc la quantité d'eau présente dans une particule d'air sur la quantité d'eau que peut contenir la particule d'air . La mesure de l'humidité relative reste très simple grâce à 2 instruments météorologiques aussi performants les uns que les autres . - L'hygromètre : instrument classique qui marche sous l'action de l'air ( comme pour le baromètre ) ; plus l'air exerce une force, plus l'aiguille se dirigera vers les 100 % d'humidité relative . - Le psychromètre : deux tubes permettent de mesurer l'humidité relative ; un tube mesure la température de l'air ambiante ; l'autre mesure la température du thermomètre mouillé ( Tw ) parce que la sonde est trempée dans de l'eau . Plus les 2 températures se rapprochent, plus l'humidité relative est élevée.
Heat Degree Days ou Jour de degré de chauffage C'est un paramètre environnemental qui sert à déterminer la quantité de chauffage à utiliser pour chauffer les bâtiments (habitations, bureaux, etc...) .Il fait appel à la température moyenne (différence entre la température maximale et la température minimale).
Cool Degree Days ou Jour de degré de refroidissement C'est aussi un paramètre environnemental qui sert à déterminer la quantité d'énergie à utiliser pour refroidir les bâtiments (habitations, bureaux, etc...) dans le cas de la climatisation entre autres .
Air density ou Masse volumique de l'air En physique générale, la masse volumique d'un corps matériel est, en un point donné de ce corps et à un instant donné, la masse d'un petit volume de ce corps entourant ce point, rapportée à la valeur de ce petit volume ; on peut donc la mesurer en kilogrammes par mètre cube (abr. : kg.m - 3 ). La masse volumique d'un fluide en un point est bien sûr la masse volumique d'une parcelle du fluide entourant ce point. La masse volumique de l'air, souvent notée ? (il s'agit de la lettre grecque rhô), est considérée comme étant égale en moyenne à 1,292 kg.m3 pour ce qui est de l'air sec à la température de 0 °C et sous la pression atmosphérique normale. Il faut cependant remarquer que la masse volumique de l' air humide est plus faible que celle de l'air sec et que, toutes choses égales d'ailleurs, elle diminue quand le rapport de mélange augmente, puisque la vapeur d'eau est plus légère que l'air sec ; de même, la masse volumique de l'air diminue quand croît la température à pression atmosphérique donnée ou quand décroît la pression à température donnée (en fait, ? a tendance à décroître assez rapidement avec l'altitude : pour un air humide où elle vaut environ 1,2 kg.m3 au niveau moyen de la mer ; elle aura déjà atteint le seuil des 1 kg.m3 à 850 hPa vers 1 500 m d'altitude). Gelée blanche, Givre et Verglas Il faut différencier ces trois phénomènes, typiques de la « saison froide ». La gelée blanche est un dépôt de glace sur les objets, généralement d’aspect cristallin, provenant de la transformation directe de la vapeur d’eau contenue dans l’air ambiant (il s’agit de la rosée quand il y a un dépôt de gouttes d’eau et non de glace). Le givre est un dépôt de glace provenant généralement de la congélation immédiate de gouttelettes de brouillard ou de nuages en surfusion (c’est-à-dire dont la température est inférieure à 0 °C) dès qu’elles entrent en contact avec des objets dont la surface est à une température inférieure ou légèrement supérieure à 0 °C. Le brouillard givrant, par définition, produit du givre… Le verglas est un dépôt de glace, compact et lisse, généralement transparent, provenant de la congélation instantanée de gouttes de pluie ou de bruine surfondues (c’est-à-dire dont la température est inférieure à 0 °C) dès qu’elles entrent en contact avec des objets dont la surface est à une température inférieure ou légèrement supérieure à 0 °C. Les pluies ou bruines verglaçantes, par définition, génèrent du verglas…
La saison froide commence au 1er jour de gelée et se termine avec le dernier ; il s'agit donc d'un calendrier variable. Voici les "saisons froides" à Pierre-Bénite depuis 2004. Aussi
curieux que cela puisse paraître, la graduation de la cuve du pluviomètre
SPIEA (agréé et utilisé par Météo-France) est imprécise. Lorsque vous mesurez la hauteur de pluie en lisant directement
l'indication sur la cuve (ce que l'on a intérêt à faire lors des gros abats
d'eau), il faut corriger la valeur lue comme indiqué sur le tableau
joint. Par exemple : - si vous lisez 14 mm sur la cuve, la vraie hauteur est de 13.6 mm. - si vous lisez 28 mm sur la cuve, la vraie hauteur est
de 27.3 mm. - si vous lisez 63 mm sur la cuve, la vraie hauteur est
de 61.5 mm. La raison de ce décalage est assez difficile à cerner. Je pense que,
lorsque les MF (ou plutôt les Météo Nationale) ont à l'époque ajouté
l'éprouvette, ils ont dû vérifier la graduation de la cuve et établir ces
tableaux d'étalonnage. Ensuite, la graduation sur le seau n'a visiblement jamais été modifiée, peut être pour des questions de coût à la fabrication ?
Les
stations météo automatiques
(informatisées) enrégistrent les données de minuit à minuit. Mais
il faut savoir que les relevés officiels internationaux se font :
Les
statistiques mensuelles vont donc :
Pour
respecter ces normes internationales, les données de ma station de Pierre-Bénite
ainsi que celles des Hobo de Condrieu et de Pomeys
Depuis 1990, j'ai effectué un certain nombre de relevés manuels, mais leur fiabilité n'est pas suffisante pour les rendre publics. Michel Gagnard, président de l'AMRL, a réalisé une étude fort intéressante sur le climat à Lyon (à partir des relevés de la station de l'aéroport de Bron distante de Pierre-Bénite d'une quinzaine de Km) depuis plus de 80 ans ; mais ce qui est particulièrement intéressant, c'est la présentation de données à partir de la station de l'observatoire de Saint-Genis-Laval, commune limitrophe de Pierre-Bénite. Les
chiffres exposés dans cette page sont ceux de la station METEO-FRANCE de
LYON-BRON (fondée en 1921) mais aussi ceux de l'observatoire astronomique de
SAINT-GENIS-LAVAL (10 km au Sud de Lyon). Les séries météorologiques de cet
observatoire remontent à 1881. Les
tableaux que je reproduis ci-dessous sont extraits de "Le climat de Lyon
et sa région", de GUY BLANCHET, climatologue, enseignant notamment à
LYON 1 et LYON 3. Ce
remarquable article d'une cinquantaine de pages a été publié en 1993 dans
le BULLETIN MENSUEL DE LA SOCIETE LINEENE DE LYON. Les
quelques tableaux et rares commentaires (personnels) de cette page ne sont
qu'un résumé succinct du papier de GUY BLANCHET, je me suis cantonné aux
aspects température et précipitation de Lyon et Saint-Genis. L'article
original fournit une étude détaillée de tous les paramètres météorologiques
de Lyon et sa région (les différents types de temps et leur
distribution dans le temps, l'ensoleillement, le brouillard, la neige,
l'humidité, une étude sur les orages, sur l'îlot de chaleur de l'agglomération
lyonnaise....) Températures Un
premier tableau (http://perso.orange.fr/meteolyonnaise/lyon/lyon.htm)
souligne le caractère continental-modéré du climat lyonnais : En
terme de moyenne mensuelle : près de 33 ° d'écart entre février 1956 et
juillet 1983. En
terme de température quotidienne : amplitude de 54.4° entre le 22 décembre
1938 et le 22 juillet 1983. L'année
la plus chaude a été longtemps 1943 ; ce record appartient désormais à
1994. Curieux mois d'avril 1945, qui enregistre le 10 le record de froid (pour
avril) et 6 jours plus tard le record de chaleur ! Un
réchauffement de 0.85° entre la décennie 1931-1940 et la suivante, de 0.8°
entre 1881-1890 et 1891-1900. Les
variations de températures tri-décennales sont évidemment moins prononcées,
mais accusent tout de même un refroidissement de 0.27 ° à Saint-Genis entre
1941-1970 et 1951-1980. Cet ordre de grandeur de 2 à 3 dixièmes est sans
doute celui qui caractérisera le réchauffement de 1971-2000 vis-à-vis de
1961-1990. Hivers On
remarque l'incroyable hétérogénéité de l'hiver 1955-1956 : 13° d'écart
entre son mois le plus chaud (décembre) et son mois le plus froid (février)
; en revanche 1980-1981 est d'une remarquable constance (seulement 0.4° d'écart
entre les mois extrêmes). En
ce qui concerne les hivers doux, 1911-1912 semble détenir un solide record. Etés Dans
la série des mois caniculaires, juillet 1983 semble indétrônable, il est
d'ailleurs largement responsable de la première position de l'été 1983. L'été
1977 n'a pas du être fort apprécié des vacanciers : aucune température n'a
dépassé 30° ! Précipitations On
remarque encore de fortes disparités d'une décennie à l'autre : près de
100 mm de moins entre les années1931-1940 et 1941-1950. Les moyennes tri-décennales
sont nettement plus régulières ; au vu des précipitations 1991-1999, il
semble que la tendance à l'augmentation se confirme. A
noter la très sévère sécheresse de 1921, qui a d'ailleurs sévit sur la
France entière. En comparant ses relevés avec les miens, on note quelques différences explicables par la situation : la station de Saint-Genis-Laval est à une altitude supérieure de 80 m par rapport à la mienne et moins exposée aux vents du sud qui amènent la pluie. Voici une première étude comparative concernant : La pluviométrie : calculée sur les 125 dernières années, la moyenne se situe à 733.9 mm de pluie, l'année la plus sèche étant 1921 avec 394.1 mm de pluie et la plus humide 1977 (1043.5 mm). En établissant les moyennes de dix en dix années depuis 1881, on ne constate aucune tendance significative : il ne pleut ni plus ni moins qu'autrefois. On remarquera, d'une part, que la région a connu une période plutôt plus sèche et que, d'autre part, l'année 2005 a été bien peu pluvieuse. Les températures minimales : la moyenne est de 6°6 ; l'année la plus froide a été 1956 avec une moyenne des minimales à 5°2 et la plus chaude 1994 (9°2). Les températures maximales : la moyenne est de 16°1 ; c'est en 1888 que cette moyenne des minimales fut la plus basse avec 14°2 et en 2003 qu'elle fut la plus haute.
Comparaison entre 3 pluviomètres La mesure précise de la pluie tombée n'est pas aussi aisée qu'il y parait : c'est d'ailleurs le point faible de toutes les stations météo automatiques, y compris la Davis Vantage Pro 2 ; tous les météorologues dignes de ce nom font l'acquisition - s'il en ont les moyens parce qu'il est cher (> 100 €) - d'un pluviomètre manuel de type SPIEA, agréé METEO FRANCE, précis au 1/10è de mm et qu'il faut aller vérifier et éventuellement vider chaque matin à 06:00 TU. J'en possède un depuis 2006. Mais existe sur le marché un autre type de pluviomètre manuel dit professionnel de type PIERRON et coûtant moitié moins cher ; je viens d'en faire l'acquisition et il est intéressant de comparer les résultats obtenus avec le SPIEA pour savoir s'il mérite l'appellation de "professionnel" . Dores et déjà, à la lecture de la notice, il apparait que la précision du PIERRON n'est que de 0,5 mm de 0 à 10 mm et de 1 mm au delà ; en y regardant de très près il est possible de lire une différence à 0.25 mm mais ce n'est pas évident lorsqu' il pleut ou qu'il fait très froid ; en outre, la double manipulation (enlever le cône de réception et sortir le pluvio de son socle) n'est pas aisée.
à gauche : pluvio PIERRON
Les
relevés des 10 derniers jours de novembre ne penchent pas en faveur du pluvio
dit PIERRON : alors que durant cette période le SPIEA et la DAVIS ont cumulé
respectivement 29.6 mm et 28.8 mm, le PIERRON n'a accumulé sur 23.5 mm ; et
pourtant, il est positionné juste à côté du SPIEA.
Bilan
après 6 semaines de fonctionnement
: le SPIEA (http://www.pluviometres.com/modelemeteo.htm)
vous connaissez : tellement précis qu'il est agréé par MétéoFrance ; mais
il a un inconvenient : son prix ! heureusement que la Sté BENOIT consent une
réduction pour les membres d'associations météo. Janvier 2009 : ce mois-ci, je n'ai pas vidé le PIERRON quotidiennement, mais uniquement en fin de mois, c'est à dire le 01/02 à 07h00, en espèrant qu'il se révèle plus exact avec une plus grand quantité de pluie : il en contenait 19 mm alors que le pluvio de la DAVIS a cumulé 22.3 mm et le SPIEA, vidé chaque matin à 07h00 : 22.6 mm. L'affaire est entendue : je vais dire adieu au PIERRON.
Extrait de "Au fil du temps", le journal des météo amateurs d'entre Rhône et Loire, juin 2006 Un tableau permet de situer, dans l'échelle des valeurs, ma station par rapport aux 3 environnantes ; elles sont toutes à peu près à la même altitude (entre 170 et 200 m) à l'exception de celle de Saint-Genis-Laval, située à l'observatoire, une centaine de mètres plus haut. Les
quatre stations de notre réseau sont disposées en triangle dont chaque côté
mesure à peine 6 kilomètres et demi.Elles sont équipées d’appareils de
mesure réputés sérieux et installés correctement. Elles sont toutes trois
dans la zone que Météo France appelle « plaine du Lyonnais »,
secteur périurbain avec un mélange d’industries et de zones
pavillonnaires. Elles sont pratiquement à la même altitude : 200 m pour Bron
et Corbas et 167 m pour Pierre-Bénite. Et
pourtant, les relevés météo sont suffisamment différents pour qu’on
s’interroge.Voici une étude portant sur le mois d'avril 2006. A
la lecture des données brutes,
un constat s’impose : c’est à Pierre-Bénite que la moyenne des températures
est la plus élevée : 13°2 en avril 2006 contre 12°7 à Corbas et 12°1 à
Bron. La moyenne des maximales de Corbas (18°2) et de Pierre-Bénite (18°3)
sont quasiment identiques, celle de Bron étant un peu plus fraîche (17°1).
Quant aux minimales, la situation est quelque peu différente : Corbas et Bron
ont pratiquement les mêmes moyennes (respectivement 7°1 et 7°0) alors qu’à
Pierre-Bénite on relève 1degré de plus avec 8°1. Quant
à la pluviométrie, à peu près identique à Corbas (57,4 mm) et à Bron
(58,8 mm), elle est nettement inférieure à Pierre-Bénite (48,5 mm) mais
surtout en raison d’une moindre pluie le 10 avril (moitié moins
qu’ailleurs). Sur la période allant du mois de mai 2005 à avril 2006, on a
relevé 647,0 mm à Bron, 628.1 mm à Corbas et seulement 580.3 mm à Pierre-Bénite
(presque 10% de moins que chez ses voisines, tout de même !). Il
y a certainement des explications à
ces différences entre ces trois stations si proches. Au préalable, une chose
est certaine : les appareils ne sont pas tous les mêmes. A Pierre-Bénite, il
s’agit d’une station automatique WS2300 et d’un thermographe RICHARD
placés côte à côte dans un abri en bois construit selon le normes (mais
des maisons et des arbres à proximité) ainsi que d’un pluviomètre SPIEA.
A Corbas, les sondes d’une station WS… sont placées dans un bosquet.
Quant à Bron, il s’agit évidemment de matériels Météo France. Un
premier constat : les températures maximales à Pierre-Bénite sont supérieures
aux deux autres chaque fois que le vent est au NNE. Cela veut donc dire que
cette station est protégée des ces vents en principe plus frais. Quant aux
minimales relevées à Pierre-Bénite et qui sont toujours supérieures aux
autres, c’est lorsque le vent est orienté SSO qu’elles le sont davantage
: l’exposition aux vents dominants a donc une influence notoire sur les températures.
En
y regardant de près, la station MF de Bron se trouve dans un environnement
différent : à proximité de l’aéroport, elle est plus dégagée que les
deux autres, bénéficie d’un ensoleillement important (aucune donnée en ce
qui concerne Corbas et Pierre-bénite) et peu d’industries lourdes se
trouvent à proximité. Sont-ce ces trois paramètres qui expliquent que,
chaque jour, c’est cette station qui enregistre les maximales les plus fraîches
; certains jours (en particulier du 16 au 26 avril) la différence est
remarquable : il serait intéressant de connaître les vents dominants en ce
lieu. Sont-ils différents des 2 autres stations ? Par
contre, qu’est-ce qui explique que du 19 au 23 avril les températures
maximales relevées à Corbas soient nettement supérieures à celles des deux
autres stations ? Je n’ai pas trouvé d’explication à cette situation
exceptionnelle durant 5 jours. Enfin,
en comparant les deux graphiques (températures et pluviométrie), on constate
que la pluie à tendance à uniformiser les températures. En conclusion, au vu de l’ensemble des paramètres, Pierre-Bénite se distingue des deux autres stations : sa situation sur la rive droite du Rhône n’en serait-elle pas l’explication ? Cette rive droite offre la particularité de présenter une bande relativement étroite coincée entre le Rhône et les collines toutes proches, à la différence de la rive gauche, plate sur une grande largeur.
Dans la constellation du Chien, l'étoile Sirius, ou Canicula (petite chienne), se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août. C'est l'époque des grandes chaleurs (Le Petit Robert - éd. 1993). Il y a trois millénaires, Sirius se levait avec le Soleil au début de juillet et on lui attribuait de mauvaises influences (maladies causées par la chaleur et hurlements des chiens). Dans la Rome antique, on tentait de conjurer l'influence néfaste de Sirius sur les moissons en lui immolant des chiennes rousses (couleur de l'astre à l'époque). Longtemps, les étés caniculaires ont eu lieu plusieurs années de suite. Ils allaient souvent par groupe de trois comme en 1383-1385, par groupe de quatre comme en 1331-1334 et 1778-1781, par groupe de sept comme en 1757-1763... et même par groupe de vingt comme en 1718-1737 ! Les fortes chaleurs, associés aux hautes pressions atmosphériques, peuvent durer de longues semaines et parfois des mois. Elle peuvent provoquer des sécheresses catastrophiques, mais aussi d'abondantes récoltes de blé avec une irrigation et du raisin de la meilleure qualité. Elles provoquent une pénurie d'eau potable et la baisse de la qualité de cette eau, ce qui provoque indirectement de nombreux décès. Ainsi, en France, il y eut 500 000 morts en 1636, 700 000 en 1718 comme en 1719. De la même manière, en 1666, l'Angleterre souffrit beaucoup de la chaleur. Le grand incendie de Londres en 1666, qui ravagea la ville en quelques heures, a été favorisé aussi par le manque d'eau pour arrêter les flammes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Canicule).
|
|||||||||||||||||