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La phénologie des arbres fruitiers de Pierre-Bénite - article publié dans "au fil du temps" n° 24 - avril 2007 - La phénologie
est « l'étude de l'apparition d'événements périodiques déterminée par les
variations saisonnières du climat. On étudie surtout la phénologie des végétaux,
mais aussi des animaux (notamment oiseaux et insectes). Les événements périodiques
sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la
coloration des feuilles des végétaux, ou encore l'arrivée d'oiseaux
migrateurs, l'apparition des formes adultes des insectes. L'apparition de ces
différents événements chaque année est principalement déterminée par la température, mais aussi par la
photopériode »
(d’après Wikipedia). Dans les
siècles passés, l’observation des plantes et de leur évolution était
chose courante ; et puis, au fur et à mesure qu’apparaissaient les engrais
et autres produits chimiques, cette observation était tombée eb désuétude
: tout pour le rendement, les primeurs, etc.. Depuis que le changement
climatique est vulgarisé et popularisé, cette science est revenue
d’actualité : il est désormais
une certitude que le réchauffement climatique modifie fortement le
comportement des plantes et des animaux. Ne dit-on pas qu’il va falloir déplacer
les vignobles du bordelais en Ile de France et que les oliviers vont se développer
jusqu’à Lyon ? Tout jardinier est
obligé de s’intéresser au climat. On sait
depuis longtemps que l’élément le plus important influençant la
croissance et la survie des végétaux était la température moyenne minimale
: tout jardinier sait que plus l'hiver est froid, plus les plantes ont du mal
à survivre. Avec le temps, toutefois, notre compréhension de la rusticité
des plantes s'est affinée et la science n’a fait que confirmer la sagesse
populaire. Plusieurs
éléments entrent en cause : les températures hivernales minimales, la
durée de la période sans gel, les précipitations estivales, mais aussi
l'enneigement, les pluies de janvier, les températures maximales et les
vitesses maximales des vents mais aussi de la modification du régime hydrique
en interaction avec les modifications des autres paramètres (accroissement de
la concentration en CO2 et de la température). N’ayant
pas suivi d’études spécifiques sur le sujet, je me réfère à l’avis
des spécialistes : « L’augmentation des températures et les modifications de l’importance et
de la répartition des précipitations vont entraîner une augmentation de
l’évapotranspiration, paramètre qui est aussi sous la dépendance
d’autres facteurs comme l’humidité de l’air et le vent. L’évapotranspiration
climatique, appelée évapotranspiration potentielle (ETP) correspond à l’évapotranspiration
d’un couvert végétal fermé et parfaitement alimenté en eau. L’évapotranspiration
réelle (ETR) dépend des disponibilités en eau dans le sol et est inférieure
ou égale à l’évapotranspiration potentielle. Le fonctionnement hydrique
et photosynthétique et la croissance des arbres sont d’autant plus
favorables que ETR/ETP est proche de 1. Dans le contexte climatique actuel ce
rapport est très souvent inférieur à 1. Aussi, si les températures
augmentent et si la pluviométrie est plutôt déficitaire en été, ce
rapport sera encore plus faible et on comprend alors que la croissance en sera
affectée et que la survie de certaines espèces pourra être aussi compromise ». L’abricotier et le prunier de Pierre-Bénite Pour
suivre l’évolution et l’influence du climat sur la végétation, il est
essentiel de toujours prendre comme référence le même arbre ou la même
touffe de fleurs (2). Ceux
qui fréquentent mon site www.meteo-pierre-benite.com savent
que depuis 2002 je suis attentif à la première floraison des arbres
fruitiers de mon jardin ; pour ceux qui n’utilisent pas l’Internet, voici
ci-contre ce que l’on peut y lire : Chaque
courbe du graphique I indique le cumul des températures moyennes des 3 mois
d’hiver et du mois de mars (les valeurs de décembre 2001 à mars 2004 sont
celles de Bron MF ; depuis décembre 2004, ce sont celles fournies par ma
station). Dans les petits carrés blancs sont mentionnées les dates de la
première fleur de l’abricotier (idem pour le graphique II). On se rend
compte que ce cumul n’est pas seul responsable de la première floraison ;
sinon, après l’hiver 2006-2007 extraordinairement chaud que nous venons de
vivre, les premières fleurs de l’abricotier auraient du apparaître bien
avant le 11 mars. Comme
il est écrit plus haut, l’hygrométrie a son importance. Le graphique II
indiquant la pluviométrie cumulée de septembre à février montre bien le rôle
de la pluie dans la date de la première floraison. Ainsi, compte tenu de la
fraîcheur des températures au cours des mois précédents, la floraison de
l’abricotier en mars 2004 aurait du se produire plus tard ; mais cet hiver-là
fut fort humide. A contrario, la floraison en mars 2007 aurait été plus précoce
si l’hiver avait été moins sec. Nul
doute que le rafraîchissement (relatif) des températures les 9 et 10 mars
ont retardé l’éclosion des fleurs : le 7, les bourgeons étaient prêts à
s’ouvrir ; il aura fallu attendre le 11 pour que les fleurs éclosent (photo
en début d’article). Reste
l’exception de la floraison précoce de l’abricotier au printemps 2002
pour laquelle je
ne trouve pas d’explication : les températures de l’hiver ont été
fraîches (23.1°c de cumul des TM de décembre à mars) et la pluviométrie
faible (295.6 mm de septembre 2001 à février 2002). Quel autre facteur a joué
? Si un lecteur a quelqu’idée sur le sujet, il est invité à s’exprimer
dans le forum http://meteolyonnaise.lightbb.com
/index.forum. Quant
au prunier pour lequel je note également la 1ère floraison, les premières
fleurs se sont ouvertes en ce 26 mars, après une semaine de fraîcheur. On
relève également une exception, mais légère, au printemps 2006 (graphique
III). Il se peut que ses racines profondes, à la différence de
l’abricotier dont les siennes sont en surface, lui permette d’aller
chercher l’humidité nécessaire à la floraison. Malgré
tout, j’en tire la conclusion suivante : la température ou la pluviométrie,
prises individuellement, ne commandent pas la première floraison ; ce sont
les deux paramètres réunis dans leur situation optimale (chaleur douce et
pluviométrie importante) qui engendrent une primo-floraison précoce ou
tardive. Ainsi, pour la saison 2005-2006 au cours de laquelle les températures
ont été basses et la pluviométrie minime, la primo floraison a été très
tardive : le 27 mars. Si
on se réfère à ce qui est dit plus haut (les températures minimales -
tableau page suivante), on constate qu’il n’y a pas de correspondance
automatique entre les températures minimales et les dates de première
floraison : Heureusement
que la vie de la nature - les plantes, les animaux,
les humains -
n’a pas été décidée, dès l’origine, par le Grand Ordonnateur
ni ne dépend de formules mathématiques établies par le Grand Ordinateur :
ce serait bien triste. |
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J'ai puisé un certain nombre d'informations dans www.meteolafleche.com
Dans l'air, il existe des particules d'eau aux propriétés physiques fort différentes ; si bien que lorsque 2 particules d'eau se rencontrent, il y a interaction (elles ne se mélangent pas) entraînant des échanges d'énergie très importants qui donnent naissance à la température. Ces transferts d'énergie peuvent avoir lieu grâce à la conduction : transfert de la chaleur d'un point à un autre sans que les propriétés physiques de la particule d'air soient modifiées . La température se mesure, soit en degré Celsius (célèbre astronome et physicien Suédois 1701-1744 ) noté °C, soit en degré Kelvin ( alias William Thomson, physicien britannique 1824-1907 ) noté K tel que 1°C = 273,15 K, soit en degré Fahrenheit. Pour mesurer la température, il existe plusieurs types de thermomètres : - Le thermomètre de Galilée : bien que le thermomètre fut inventé par le hollandais Christian Huyguens (1629-1695 ), Galilée avait déjà imaginé en 1597 une méthode pour mesurer la température de l'air : elle consistait à insérer dans un tube une espèce chimique sensible aux variations de la température de l'air ; c'est ainsi qu'il devait injecter du mercure, ce qu'il n'a pu faire. Le mercure monte ou descend en fonction de la température . - Le thermomètre crécelle : Vous en avez un exemple ici.Il faut tourner la crécelle pendant au moins deux minutes (attention au poignet sensible !) à l'abri des rayons solaires pour pouvoir définir la température de l'air sec. Instrument idéal pour les personnes qui vont en mer . - Le thermomètre à maxima et à minima : fonctionne avec une réserve d'alcool indiquant la température minimale et une réserve de mercure qui donne la température maximale. Attention : il faut laisser le thermomètre longtemps à l'air libre ; il convient d'avoir ce type de thermomètre pour mesurer la température à l'intérieur d'une maison par exemple . - Le thermomètre à bulles : fonctionne comme un thermomètre normal sauf qu'ici il y a des boules qui nagent dans un liquide ; chaque boule portant un numéro correspondant à la température en °C ; si une boule de numéro 10 arrive en haut du tube, il correspond à la température ambiante ( ici 10 °C ) . - Le thermomètre isotopique : mesure la composition en deutérium ou en oxygène 18 d'une masse d'air humide : ainsi il est possible de déterminer la température de condensation d'une masse d'air ; les mesures principales se font essentiellement au niveau des pôles, là où les particules ont le plus de chances de se condenser. L'intérêt du thermomètre isotopique est de pouvoir archiver les données de la température qu'il a fait il y a quelques milliers d'années : nous pouvons alors connaître le temps qu'il a fait quasiment année par année! - Quelques records de mesure de température :
HUMIDEX ou indice de chaleur L humidex - ou indice de chaleur - est calculé en fonction de la température et de lhumidité extérieures, le plus souvent exprimé en C° (même si cest une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir dunité) : il est utilisé pour donner une sensation dinconfort due à une température et une humidité élevées. En effet, le corps évacue une grande partie de son excès de chaleur grâce au mécanisme de la transpiration. Hors, lorsque que le taux dhumidité dans lair est élevé, la sueur reste sur notre peau et on se sent collant. Cest une sensation désagréable dautant plus que nous ressentons encore plus la chaleur. En France, on emploie souvent le terme « il fait lourd ». Lhumidex permet dévaluer en partie les risques de coup de chaleur, dinsolation, également de déshydratation. Degré de confort :
Fiabilité : On peut considérer comme extrêmement élevée une valeur d'humidex supérieure à 40. Dans ce cas, il y aurait lieu de réduire toutes les activités non essentielles. Si la valeur oscille entre 35 et 39, il conviendrait alors de ralentir ou de modérer certaines activités de plein air, compte tenu de l'âge et de l'état de santé des individus, de leur forme physique, du type de vêtements qu'ils portent et d'autres conditions climatiques. S'il est absolument nécessaire de travailler à l'extérieur, il faut alors boire beaucoup et se reposer fréquemment. Lorsque le temps est chaud et humide, les risques de coup de chaleur et d'insolation sont très grands. Tout comme lIndice de Refroidissement Eolien (Windchill), lhumidex doit son origine aux services météorologiques du Canada. WINDCHILL ou Indice de refroidissement éolien L indice de refroidissement éolien correspond à une température fictive ressentie par le corps. Cet indice, exprimé en °C (même si cest une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir dunité) est calculé en fonction de la température extérieure et la vitesse du vent. Le Windchill est utilisé pour déterminer une sensation de froid, donc dinconfort et est considéré comme un facteur essentiel pour prévoir les risques de gelures et dhypothermie. En effet quand il fait froid la chaleur produite par nôtre corps créé une couche de molécules dair chaude et isolante qui nous protège temporairement. Lorsque le vent souffle, cette chaleur en surface est immédiatement balayée et na donc plus aucun effet ; le corps continue à produire de la chaleur jusquà épuisement des ressources énergétiques. Dans les cas les plus critiques (vent fort, température froide), et si lindividu nest pas suffisamment habillé, le risque de gelure des extrémités du corps et dhypothermie est multiplié. Quelques valeurs :
Fiabilité : En hiver, lors de vagues de froid, le Windchill est la seconde valeur la plus comparée par les amateurs de météorologie après la température ambiante. Notons néanmoins que la formule de calcul du refroidissement éolien à changé depuis 2001 et que seules les stations météo récentes intègrent ce nouveau calcul. Dautre part, pour que la valeur soit la plus juste il faut que lanémomètre (capteur de mesure de vitesse du vent) soit le plus proche possible du thermomètre, lidéal étant davoir un second anémomètre puisque si on veut que la station soit dans les conditions officielles de mesure type Météo France, lanémomètre doit être situé à une dizaine de mètres de hauteur et environ 1,50 mètre pour le thermomètre. DEWPOINT ou Point de rosée Le point de rosée ou température de rosée est une donnée météorologique calculée à partir de la pression et la température : c'est la température à laquelle, tout en gardant inchangées les conditions barométriques courantes, l'air devient saturé de vapeur d'eau. Elle peut aussi être définie comme la température à laquelle la pression de vapeur serait égale à la pression de vapeur saturante. C'est le phénomène de condensation, qui survient lorsque le point de rosée est atteint, qui créé les nuages, la brume et la rosée en météorologi | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||