Arbres fruitiers - Premières fleurs

  2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Abricotier "Bergeron" 11-mars 15-mars 17-mars 12-mars 27-mars 11-mars  27-fév.
Prunier "Reine-Claude d'Oullins" 06-avr 07-avr 1er avril 29-mars 04-avr 26-mars  14-mars
Cerisier "Guignes" 25-mars 28-mars 1er avril 30-mars 02-avr 27-mars  16-mars
Pommier cordon (planté en nov. 2005)         16-avr 07-avr  
Iris 1er mai 30-avr 1er mai 23-avr 27-avr 29-mars  5-avr

Arbres fruitiers - Premières récoltes

Abricots 20-juin 22-juin 25-juin 15-juin 13-juil 02-juil  09-juil
Prunes     20-juil 25-juil 13-juil 05-juil 10-juil 
Cerises 1er juin 12-mai 28-mai 18-mai 18-mai 08-mai  11-mai
Pommes         04-août néant  néant
Olives         22-oct néant   

Dans le jardin, il y a également une vigne grimpante, 2 figuiers et de multiples rosiers.

D'autres fleurs de mon jardin se trouvent sur http://picasaweb.google.com/chaletpierre/FleursDePrintemps

Le premier jour où les animaux ont été vus dans le jardin

  1995 1998 1999 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Hérisson         12-avr 15-avr 10-avr 02-avr 30-mars 13-mars  4-avr
Rossignol 29-avr 23-avr 19-avr 27-avr 19-avr 16-avr 15-avr 26-avr 20-avr 23-avr  20-avr
Hirondelle 08-avr 16-avr   25-avr 18-avr       12-avr    
Martinet   29-avr 27-avr   26-avr   24-avr 29-avr   26-avr 30-avr

Tous mes remerciements à ma voisine qui m'a transmis les dates concernant les oiseaux.

Je recherche des éléments pour étendre mon étude à "l'influence de la météo sur le moral des malades".

 

La phénologie des arbres fruitiers de Pierre-Bénite

- article publié dans "au fil du temps" n° 24 - avril 2007 -

La phénologie est « l'étude de l'apparition d'événements périodiques déterminée par les variations saisonnières du climat. On étudie surtout la phénologie des végétaux, mais aussi des animaux (notamment oiseaux et insectes). Les événements périodiques sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles des végétaux, ou encore l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition des formes adultes des insectes. L'apparition de ces différents événements chaque année est principalement déterminée par la température, mais aussi par la photopériode » (d’après Wikipedia).

Dans les siècles passés, l’observation des plantes et de leur évolution était chose courante ; et puis, au fur et à mesure qu’apparaissaient les engrais et autres produits chimiques, cette observation était tombée eb désuétude : tout pour le rendement, les primeurs, etc.. Depuis que le changement climatique est vulgarisé et popularisé, cette science est revenue d’actualité :  il est désormais une certitude que le réchauffement climatique modifie fortement le comportement des plantes et des animaux. Ne dit-on pas qu’il va falloir déplacer les vignobles du bordelais en Ile de France et que les oliviers vont se développer jusqu’à Lyon ?

Tout jardinier est obligé de s’intéresser au climat.

On sait depuis longtemps que l’élément le plus important influençant la croissance et la survie des végétaux était la température moyenne minimale : tout jardinier sait que plus l'hiver est froid, plus les plantes ont du mal à survivre. Avec le temps, toutefois, notre compréhension de la rusticité des plantes s'est affinée et la science n’a fait que confirmer la sagesse populaire.

Plusieurs éléments entrent en cause : les températures hivernales minimales, la durée de la période sans gel, les précipitations estivales, mais aussi l'enneigement, les pluies de janvier, les températures maximales et les vitesses maximales des vents mais aussi de la modification du régime hydrique en interaction avec les modifications des autres paramètres (accroissement de la concentration en CO2 et de la température).

N’ayant pas suivi d’études spécifiques sur le sujet, je me réfère à l’avis des spécialistes :  « L’augmentation des températures et les modifications de l’importance et de la répartition des précipitations vont entraîner une augmentation de l’évapotranspiration, paramètre qui est aussi sous la dépendance d’autres facteurs comme l’humidité de l’air et le vent. L’évapotranspiration climatique, appelée évapotranspiration potentielle (ETP) correspond à l’évapotranspiration d’un couvert végétal fermé et parfaitement alimenté en eau. L’évapotranspiration réelle (ETR) dépend des disponibilités en eau dans le sol et est inférieure ou égale à l’évapotranspiration potentielle. Le fonctionnement hydrique et photosynthétique et la croissance des arbres sont d’autant plus favorables que ETR/ETP est proche de 1. Dans le contexte climatique actuel ce rapport est très souvent inférieur à 1. Aussi, si les températures augmentent et si la pluviométrie est plutôt déficitaire en été, ce rapport sera encore plus faible et on comprend alors que la croissance en sera affectée et que la survie de certaines espèces pourra être aussi compromise ».

 

L’abricotier et le prunier de Pierre-Bénite

Pour suivre l’évolution et l’influence du climat sur la végétation, il est essentiel de toujours prendre comme référence le même arbre ou la même touffe de fleurs (2). Ceux qui fréquentent mon site www.meteo-pierre-benite.com savent que depuis 2002 je suis attentif à la première floraison des arbres fruitiers de mon jardin ; pour ceux qui n’utilisent pas l’Internet, voici ci-contre ce que l’on peut y lire :  

Chaque courbe du graphique I indique le cumul des températures moyennes des 3 mois d’hiver et du mois de mars (les valeurs de décembre 2001 à mars 2004 sont celles de Bron MF ; depuis décembre 2004, ce sont celles fournies par ma station). Dans les petits carrés blancs sont mentionnées les dates de la première fleur de l’abricotier (idem pour le graphique II). On se rend compte que ce cumul n’est pas seul responsable de la première floraison ; sinon, après l’hiver 2006-2007 extraordinairement chaud que nous venons de vivre, les premières fleurs de l’abricotier auraient du apparaître bien avant le 11 mars.

Comme il est écrit plus haut, l’hygrométrie a son importance. Le graphique II indiquant la pluviométrie cumulée de septembre à février montre bien le rôle de la pluie dans la date de la première floraison. Ainsi, compte tenu de la fraîcheur des températures au cours des mois précédents, la floraison de l’abricotier en mars 2004 aurait du se produire plus tard ; mais cet hiver-là fut fort humide. A contrario, la floraison en mars 2007 aurait été plus précoce si l’hiver avait été moins sec.

Nul doute que le rafraîchissement (relatif) des températures les 9 et 10 mars ont retardé l’éclosion des fleurs : le 7, les bourgeons étaient prêts à s’ouvrir ; il aura fallu attendre le 11 pour que les fleurs éclosent (photo en début d’article).

Reste l’exception de la floraison précoce de l’abricotier au printemps 2002 pour laquelle je  ne trouve pas d’explication : les températures de l’hiver ont été fraîches (23.1°c de cumul des TM de décembre à mars) et la pluviométrie faible (295.6 mm de septembre 2001 à février 2002). Quel autre facteur a joué ? Si un lecteur a quelqu’idée sur le sujet, il est invité à s’exprimer dans le forum http://meteolyonnaise.lightbb.com /index.forum.

Quant au prunier pour lequel je note également la 1ère floraison, les premières fleurs se sont ouvertes en ce 26 mars, après une semaine de fraîcheur. On relève également une exception, mais légère, au printemps 2006 (graphique III). Il se peut que ses racines profondes, à la différence de l’abricotier dont les siennes sont en surface, lui permette d’aller chercher l’humidité nécessaire à la floraison.

Malgré tout, j’en tire la conclusion suivante : la température ou la pluviométrie, prises individuellement, ne commandent pas la première floraison ; ce sont les deux paramètres réunis dans leur situation optimale (chaleur douce et pluviométrie importante) qui engendrent une primo-floraison précoce ou tardive. Ainsi, pour la saison 2005-2006 au cours de laquelle les températures ont été basses et la pluviométrie minime, la primo floraison a été très tardive : le 27 mars.

Si on se réfère à ce qui est dit plus haut (les températures minimales - tableau page suivante), on constate qu’il n’y a pas de correspondance automatique entre les températures minimales et les dates de première floraison :

Heureusement que la vie de la nature - les plantes, les animaux, les humains -  n’a pas été décidée, dès l’origine, par le Grand Ordonnateur ni ne dépend de formules mathématiques établies par le Grand Ordinateur : ce serait bien triste.

J'ai puisé un certain nombre d'informations dans  www.meteolafleche.com

TEMPÉRATURE

Dans l'air, il existe des particules d'eau aux propriétés physiques fort différentes ; si bien que lorsque 2 particules d'eau se rencontrent, il y a interaction (elles ne se mélangent pas) entraînant des échanges d'énergie très importants qui donnent naissance à la température. Ces transferts d'énergie peuvent avoir lieu grâce à la conduction : transfert de la chaleur d'un point à un autre sans que les propriétés physiques de la particule d'air soient modifiées .

La température se mesure, soit en degré Celsius (célèbre astronome et physicien Suédois 1701-1744 ) noté °C, soit en degré Kelvin ( alias William Thomson, physicien britannique 1824-1907 ) noté K tel que 1°C = 273,15 K, soit en degré Fahrenheit.

Pour mesurer la température, il existe plusieurs types de thermomètres :

- Le thermomètre de Galilée : bien que le thermomètre fut inventé par le hollandais Christian Huyguens (1629-1695 ), Galilée avait déjà imaginé en 1597 une méthode pour mesurer la température de l'air : elle consistait à insérer dans un tube une espèce chimique sensible aux variations de la température de l'air ; c'est ainsi qu'il devait injecter du mercure, ce qu'il n'a pu faire. Le mercure monte ou descend en fonction de la température .

- Le thermomètre crécelle : Vous en avez un exemple ici.Il faut tourner la crécelle pendant au moins deux minutes (attention au poignet sensible !) à l'abri des rayons solaires pour pouvoir définir la température de l'air sec. Instrument idéal pour les personnes qui vont en mer .

- Le thermomètre à maxima et à minima : fonctionne avec une réserve d'alcool indiquant la température minimale et une réserve de mercure qui donne la température maximale. Attention : il faut laisser le thermomètre longtemps à l'air libre ; il convient d'avoir ce type de thermomètre pour mesurer la température à l'intérieur d'une maison par exemple .

- Le thermomètre à bulles : fonctionne comme un thermomètre normal sauf qu'ici il y a des boules qui nagent dans un liquide ; chaque boule portant un numéro correspondant à la température en °C ; si une boule de numéro 10 arrive en haut du tube, il correspond à la température ambiante ( ici 10 °C ) .

- Le thermomètre isotopique : mesure la composition en deutérium ou en oxygène 18 d'une masse d'air humide : ainsi il est possible de déterminer la température de condensation d'une masse d'air ; les mesures principales se font essentiellement au niveau des pôles, là où les particules ont le plus de chances de se condenser. L'intérêt du thermomètre isotopique est de pouvoir archiver les données de la température qu'il a fait il y a quelques milliers d'années : nous pouvons alors connaître le temps qu'il a fait quasiment année par année!

- Quelques records de mesure de température :

Quelques records de température

En FRANCE

Dans le MONDE

La plus basse

La plus élevée

La plus basse

La plus élevée

- 41°c à Mouthe (Jura)
le 17 janvier 1985

44°c à Toulouse (Hte Garonne)
le 8 août 1923

- 88°c à Vostok (Antarctique)
le 21 juillet 1983

58°c à El Azzizia (Lybie)
le 13 septembre 1922

HUMIDEX ou indice de chaleur

L’ humidex - ou indice de chaleur - est calculé en fonction de la température et de l’humidité extérieures, le plus souvent exprimé en C° (même si c’est une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir d’unité) : il est utilisé pour donner une sensation d’inconfort due à une température et une humidité élevées. En effet, le corps évacue une grande partie de son excès de chaleur grâce au mécanisme de la transpiration. Hors, lorsque que le taux d’humidité dans l’air est élevé, la sueur reste sur notre peau et on se sent collant. C’est une sensation désagréable d’autant plus que nous ressentons encore plus la chaleur. En France, on emploie souvent le terme « il fait lourd ». L’humidex permet d’évaluer en partie les risques de coup de chaleur, d’insolation, également de déshydratation.

Degré de confort :

En dessous de 29 : Peu de gens sont incommodés.

De 30 à 34 : Sensation de malaise plus ou moins grande.

De 35 à 39 : Sensation de malaise assez grande. Prudence. Ralentir certaines activités en plein air.

De 40 à 45 : Sensation de malaise généralisée. Danger. Éviter les efforts.

De 46 à 53 : Danger extrême. Arrêt de travail dans de nombreux domaines.

Au-dessus de 54 : Coup de chaleur imminent (danger de mort).

Fiabilité :

On peut considérer comme extrêmement élevée une valeur d'humidex supérieure à 40. Dans ce cas, il y aurait lieu de réduire toutes les activités non essentielles. Si la valeur oscille entre 35 et 39, il conviendrait alors de ralentir ou de modérer certaines activités de plein air, compte tenu de l'âge et de l'état de santé des individus, de leur forme physique, du type de vêtements qu'ils portent et d'autres conditions climatiques.

S'il est absolument nécessaire de travailler à l'extérieur, il faut alors boire beaucoup et se reposer fréquemment. Lorsque le temps est chaud et humide, les risques de coup de chaleur et d'insolation sont très grands.

Tout comme l’Indice de Refroidissement Eolien (Windchill), l’humidex doit son origine aux services météorologiques du Canada.

WINDCHILL ou Indice de refroidissement éolien

L’ indice de refroidissement éolien correspond à une température fictive ressentie par le corps. Cet indice, exprimé en °C (même si c’est une valeur qui devrait, selon la formule, ne pas avoir d’unité) est calculé en fonction de la température extérieure et la vitesse du vent. Le Windchill est utilisé  pour déterminer une sensation de froid, donc d’inconfort et est considéré comme un facteur essentiel pour prévoir les risques de gelures et d’hypothermie. En effet quand il fait froid la chaleur produite par nôtre corps créé une couche de molécules d’air chaude et isolante qui nous protège temporairement. Lorsque le vent souffle, cette chaleur en surface est immédiatement balayée et n’a donc plus aucun effet ; le corps continue à produire de la chaleur jusqu’à épuisement des ressources énergétiques. Dans les cas les plus critiques (vent fort, température froide), et si l’individu n’est pas suffisamment habillé, le risque de gelure des extrémités du corps et d’hypothermie est multiplié.

Quelques valeurs :

Windchill 0 a -9°C : le refroidissement augmente un peu l'inconfort. S'habiller chaudement.

Windchill -10 a -24°C : la peau nue exposée ressent le froid, risque d'hypothermie si l'exposition est de longue période et sans protection. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants.

Windchill -25 a -44°C : risque de gel de la peau (gelure grave), surveiller tout engourdissement ou blanchiment de la figure, des doigts, des oreilles et du nez. Risque d'hypothermie si l'exposition est de longue période et sans protection. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants. Couvrir les parties exposées, notamment le visage

Windchill -45 a -59°C extrême! : quelques minutes suffisent pour geler la peau exposée. - Surveiller fréquemment les extrémités contre tout engourdissement ou blanchissement (gelure grave). - Sérieux risque d'hypothermie si à l'extérieur pendant de longues périodes. Porter plusieurs couches de vêtements, un chapeau et des gants. Couvrir les parties exposées notamment le visage, rester actif et se préparer à réduire les activités à l'extérieur.

Windchill -60°C et plus : DANGER! Les conditions extérieures sont dangereuses, la peau peut geler en moins de deux minutes. Rester à l'intérieur.

Fiabilité :

En hiver, lors de vagues de froid, le Windchill est la seconde valeur la plus comparée par les amateurs de météorologie après la température ambiante. Notons néanmoins que la formule de calcul du refroidissement éolien à changé depuis 2001 et que seules les stations météo récentes intègrent ce nouveau calcul. D’autre part, pour que la valeur soit la plus juste il faut que l’anémomètre (capteur de mesure de vitesse du vent) soit le plus proche possible du thermomètre, l’idéal étant d’avoir un second anémomètre puisque si on veut que la station soit dans les conditions officielles de mesure type Météo France, l’anémomètre doit être situé à une dizaine de mètres de hauteur et environ 1,50 mètre pour le thermomètre.

DEWPOINT ou Point de rosée

Le point de rosée ou température de rosée est une donnée météorologique calculée à partir de la pression et la température : c'est la température à laquelle, tout en gardant inchangées les conditions barométriques courantes, l'air devient saturé de vapeur d'eau. Elle peut aussi être définie comme la température à laquelle la pression de vapeur serait égale à la pression de vapeur saturante.

C'est le phénomène de condensation, qui survient lorsque le point de rosée est atteint, qui créé les nuages, la brume et la rosée en météorologi